Historique OMEY
Omey, village de Champagne crayeuse, est ancré dans une longue histoire qui illustre les liens entre le territoire et ses habitants. Omey compte environ 206 habitants (en 2024) et s’étend sur 394 hectares, dont six boisés, traversé par le canal latéral à la Marne et par la Marne elle-même. Situé à mi-distance entre Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François, à environ 17 kilomètres, ce village se situe dans une région parfois surnommée « pouilleuse » ou « crayeuse », fidèle à son caractère géologique.
L’appartenance et l’identité du lieu se lisent dans son nom et son peuple. Les habitants sont appelés Omyates et Omyats ; l’étymologie évoque, selon les textes, des origines liées à l’expression altus a meix, « haute demeure » ou « haut manoir ». Au fil des siècles, Omey a connu plusieurs graphies : Vuimerium, Omierum (en 1405), Omer, Ome, Omerium (en 1542), Omeyum et enfin Omey. Jadis sis du domaine royal, Omey a vu se succéder propriétaires et demeures qui ont marqué son paysage : château et maison bourgeoise, pigeonnier daté de 1740, fiers témoins des différentes enchères et transmissions féodales et seigneuriales. Après de multiples mains, la propriété a fini par relever d’Omya S.A.S., incitant l’industrialisation et le développement moderne du village.
L’église, qui remonte au XIIe siècle, a été partiellement rebâtie au XVIe siècle, conservant des éléments romanisés et témoignant des réaménagements pastoraux et décoratifs d’époque. Le château, la maison bourgeoise et le pigeonnier forment aujourd’hui un pôle patrimonial important qui rappelle une époque où la vie locale était centrée sur les domaines et les terres agricoles qui les entouraient.
L’édifice communal a évolué avec le temps. La mairie et les écoles ont été construites en 1958 ; ces dernières ont cessé leurs activités en juin 2002 pour permettre un regroupement au sein du pôle scolaire. Omey participe à la Communauté de Communes de la Moivre à la Coole (CCMC) qui est issue de la fusion, le 1er janvier 2014, de quatre communautés de communes : la Communauté de Communes de la Vallée de la Coole, la Communauté de Communes de la Guenelle, la Communauté de Communes du Mont de Noix, et la Communauté de Communes de la Vallée de Craie. La CCMC est élargie le 1er janvier 2017 avec l’entrée des communes de Courtisols, Somme-Vesle et Poix, la Communauté de Communes de la Moivre à la Coole regroupe aujourd’hui 28 communes et plus de 10 000 habitants. Son siège se trouve à Saint-Germain-la-Ville.
Si la vie publique a connu des réorganisations, elle n’a pas manqué d’initiatives culturelles et associatives. La salle des fêtes, érigée en 1962, a fait l’objet d’une rénovation terminée en 2012, témoignant d’un dynamisme local et d’un désir de rassemblement communautaire. Une aire de jeux intergénérationnelle a été inaugurée en 2025, elle porte le nom de Noémie DELICHERE en hommage à une ancienne institutrice de la commune et au travers elle à l’ensemble des enseignants qui ont œuvré à l’instructions de nos enfants.
L’histoire économique est marquée par l’usine Omya S.A.S, productrice de carbonate de calcium, connue mondialement pour son blanc de craie. Construite en 1902, l’usine a été alimentée par des carrières situées à environ 4 kilomètres du village. L’approvisionnement en matière première a été assuré successivement par les moyens traditionnels (chevaux), puis par un transporteur aérien à partir de 1912. Abandonné en 1979 après la fermeture des carrières, le transport des matériaux s’effectue désormais principalement par voie routière, reliant Omey à des carrières situées à proximité. Cette présence industrielle a profondément influé sur l’économie locale et sur le paysage humain du village.
À la marge du territoire, au nord-est, se dresse une éolienne, emblème des ambitions énergétiques modernes : en 2002, l’installation de la plus puissante éolienne de France, d’une capacité de 1250 kW et d’une hauteur de 125 mètres (diamètre de rotor de 77 mètres), symbolise le passage d’une économie traditionnelle de la craie à une économie d’énergie renouvelable. Quartes autres éoliennes (dont une en construction au 01 mars 2026) viennent compléter un parc désormais complet.
Si ce panorama présente Omey comme un village d’ancrage rural fort, il demeure aussi le témoin d’un monde en mutation, où patrimoine, industrie et modernité coexistent. Le récit d’Omey, tel qu’on peut le lire à travers les traces de son château, de son église, de ses institutions et de ses entreprises, demeure une invitation à comprendre comment une petite commune s’inscrit dans les dynamiques plus larges de la Champagne crayeuse et de la France contemporaine.
Note : texte rédigé et consolidé pour Omey, en date du 01 mars 2026, sur la base des éléments historiques et descriptifs disponibles à l’époque.
